Aldols Huxley, George Orwell, bien d’autres.

« Le meilleurs des mondes », « 1984 ».

Littérature d’anticipation, cinéma d’anticipation.
Descriptions hasardeuses (?) de quoi d’autres que de nos peurs les plus prégnantes ?
On se fait peur parce qu’on n’y croit pas pense-t-on en y croyant très fort.
Plus besoin d’y croire.
Croire suppose un doute.
On ne peut croire à ce dont on est certain,
on ne peut pas croire à ce à quoi on est confronté.
Croire suppose un doute.
Croire suppose de ne pas savoir.
Croire que l’eau est mouillée est un leurre absolu.

Il y a de l’innocence dans « croire ».

Huxley et Orwell, d’une certaine manière nous font toujours frémir ?
Sans doute, mais plus pour les mêmes raisons.
Sans doute nous font-ils peur dans la mesure où, aujourd’hui, la question est de savoir comment y échapper, et non plus de se dire, mais non, ça n’existera pas.

Automatic Fitness évoque ce monde-là, qui était déjà celui d’Orwell et Huxley.
Mais s’y ajoute une lucidité amère, celle de l’argent comme moyen, gage, arme, objet d’un pouvoir qui se suffit à lui seul et tourne dès lors en boucle.

Trève de bavardage. 20 minutes chopées sur Arte qu’on remercie.

Automatic Fitness

Réalisation : Alejandra Tomei, Alberto Couceiro
Allemagne 2015