Oui, si c’était nous qui étions – happés qui par la misère qui par la guerre qui par l’intolérance mortifère d’une dictature – dans la situation où ils sont, eux qu’on appelle les migrants ? Comment nous en sortirions-nous face aux refus des gouvernements (et des peuples ?) de nous venir en aide ?

Le CNR (Collectif pour une Nation Refuge)* déploie actuellement une campagne qui nous interroge en ce sens et nous rappelle que ce n’est jamais de gaieté de cœur qu’on quitte son pays, mais qu’on y est hélas souvent acculé. Et, fuyant l’horreur, on n’imagine pas que les bras ne s’ouvriront pas et que de notre présence une nouvelle détresse naîtra…

Le collectif vient de lancer un film (1min30), écrit et réalisé gracieusement par le réalisateur Matthieu Tribes et interprété par les comédiens Marina Fois et Mathieu Kassovitz. Découvrez-le ci-dessous.

* L’Union Européenne dépense beaucoup d’argent pour ne pas accueillir les réfugiés. 13 milliards d’euros depuis 2010. En 2017, le Collectif des Nations Refuges réunit les associations, les collectifs et les individus qui viennent en aide à tous ceux qui arrivent à passer nos frontières.